Chroniques de la librairie – 2

La personne assassinée en face était un client

Il venait régulièrement seul ou avec son adorable fille, joliment rousse. Elle adorait lire et lui trouvait cela si important que jamais il ne disait non. Je l’aimais bien. Non conventionnel, révolutionnaire dans l’âme, engagé… Je ne partageais pas toutes ses opinions mais j’aimais bien qu’il en ait de si fortes. Et puis il était si gentil. Il habitait tout près du Baobab. Presqu’en face.
Si Je vous en parle à l’imparfait c’est qu’il a été tué fin de semaine passée et que c’est si triste, si terrible et que j’ai envie de dire à son adorable fille que je pense à elle et que je n’oublierai pas son papa.

C’est cela aussi être libraire, s’attacher à ses clients et les aimer vraiment bien.