La disparition d’Annie Thorne – C.J. Tudor

La disparition d’Annie Thorne – C.J. Tudor

Ça commence très mal, dès le prologue, par une mère qui tue son fils et puis se suicide.
Quelques années plus tard, Joe Thorne, un enseignant endetté jusqu’au cou, qui doit trouver de quoi rembourser ses « créanciers », se trouve menacé de toute part et décide de retourner dans Arnhill, sa ville natale du fin fond de l’Angleterre, attiré par un message mystérieux concernant la disparition de sa sœur, survenue 25 ans plus tôt dans des conditions mystérieuses. Et il s’installe dans la maison où la mère a tué son fils.
Quel est le rôle de Stephen Hurst, ancien camarade de Joe, devenu homme influent de la ville dont la violence est effrayante ?
Et quel est le secret renfermé dans l’ancienne mine de charbon de Arnhill où il ne fait pas du tout bon vivre ?

C.J. Tudor est appelée « La Stephen King britannique » à juste raison. Elle se moque royalement de ses lecteurs et construit son « thriller noir » à sa guise. Et c’est un véritable régal. Il n’y a aucun « bon » dans cette histoire qui fait des allers-retours entre 1992 et l’époque actuelle. Et certainement pas le narrateur, Joe Thorne, qui est un manipulateur hors normes, qui se présente comme l’homme qui vient chercher la vérité et qui en fait est en quête de rédemption. Mais il obtient malgré tout sa revanche.
C.J. Tudor n’a jamais promis un livre moral, et c’est son droit.
Très bon « thriller psychologique », teinté de noir.