Never Mind – Gwenaële Robert

Never Mind – Gwenaële Robert

Nous sommes le 3 nivôse an 9 de la République (le 24 décembre 1800). Napoléon se rend à l’opéra avec sa femme Joséphine. Sur son trajet, Joseph de Limoëlan et deux de ses complices royalistes ont déposé un tonneau de poudre dans une charrette. Pour tranquilliser le vieux cheval récalcitrant attelé à la charrette un des trois conspirateurs offre de l’argent à Marianne, une fille de 12 ans pour qu’elle le calme. Napoléon était visé, mais c’est Marianne qui a explosé ainsi qu’une dizaine d’autres innocents. Napoléon pointe (à tort) les Jacobins. Fouché, le ministre de la police est forcé d’en exiler une centaine. Fouché sait que l’attentat est l’œuvre de royalistes mais ne peux en arrêter que deux, Joseph de Limoëlan demeurant introuvable. Ce dernier, rongé de remord, se cache avant de traverser l’Atlantique en quête d’une nouvelle vie…

Un très bon roman historique (les deux termes sont importants) : Napoléon, Fouché, Talleyrand, Joseph de Limoëlan… ont bien existé, voilà pour l’aspect historique. En parallèle, de multiples personnages anonymes de ce début du XIXème siècle parcourent les pages du livre, voilà pour l’aspect romanesque. Un roman qui doit beaucoup à la personnalité et à la (re)conversion du personnage historique central de l’histoire, Joseph de Limoëlan.
Pourquoi Gwenaële Robert intitule-t-elle son livre Never Mind ? Le lecteur le découvrira 10 pages avant la fin. Entre temps, il aura eu le plaisir d’avoir lu 338 pages très bien écrites par l’auteure.