Ristretto – Bertrand Puard

Ristretto – Bertrand Puard

1998, au Brésil, une famille (presque) entière qui exploitait la culture de l’arabica est exterminée. Par qui ? Pourquoi ?
2018, Clara est « démissionnée » de son poste de déontologue chez Premium, un groupe influent dans la finance internationale qui a basé sa fortune dans le café. Elle se tire une balle dans la tête et en réchappe. Elle en gardera une hypermnésie qui lui viendra bien en aide. Car les cadavres vont s’accumuler autour d’elle. Chaque meurtre est signé : une cerise d’arabica décorée d’une esperluette.
Le patron de Premium, qui l’avait initialement remerciée demande à Clara d’enquêter. Elle finit par accepter et court le monde à la recherche de la vérité…

Tout au long du livre le lecteur est accroché aux basques de Clara, héroïne bien malgré elle : de déontologue à enquêtrice le chemin n’est pas évident. Et pourtant… Clara veut réussir, ne serait-ce que pour son fils et pour faire apparaître la vérité.

Un thriller noir, noir comme un ristretto. Mais pas uniquement, car l’auteur nous fait découvrir les arcanes et les manipulations de la bourse, l’exploitation des pays pauvres (« en voie de développement ») par les pays riches (« développés ») et cela sans l’ombre d’un scrupule. Et tout cela parfumé aux arômes d’arabica. Un pur régal. Saviez-vous que Balzac (qui comptait 60 grains de café par tasse), Voltaire, qui en buvait des dizaines par jour, et Beethoven étaient de grands amateurs de café ? Installez vous et dégustez un ristretto, sans lait ni sucre bien sûr.
Très bon « thriller économique ».